Mots à maux

Entre la réalité et les mots, il existe une faille, qui naît dans la passion et la nuit me travaille.

05 juin 2006

Quant deux chasseurs de sexe opposé se rencontrent

Il arrive que deux chasseurs de sexe opposé se croisent, il arrive qu’ils se plaisent, peut être par défi de capturer un chasseur, peut être pour le plaisir d’être compris et respecté en tant que prédateur.
Le jeu est alors délicat, car ni l’un ni l’autre ne veux cédé la place, et devenir gibier. Les stratégies se mettent doucement en place, sur l’échiquier des champs de possible, cruel et doux, passionné et dédaigneux, marinade en excès, à celui qui fera craquer l’autre. C’est sûrement la chasse la plus excitante pour le chasseur curieux, que de se chasser lui même, en introspective, car pour trouver les armes utiles contre un autre chasseur, il faut chercher celles qui vous feraient succomber.
Jeu dangereux, car souvent, celui qui tombe mord la poussière, le perdant succombe à la passion quant le gagnant de ne va pas plus loin que l’enjeu léger de la séduction. Le décalage se crée menant souvent à la détonation, car le chasseur est un passionné, menant tout à l’excès, même la découverte de son état passager de gibier.

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29 mai 2006

De l’inévitable remise en circulation des proies

Il existe deux grand type de remise en circulation des proies, les franches et les masquées, elle est de toute façon inévitable.
La restitution franche, due à la rupture des liens entre le chasseur et son gibier, décidée par l’un ou par l’autre, voir les deux, la proie retourne donc à son milieu naturel à la merci du chasseur. Mais il existe une autre sorte de remise en circulation, la masqué, provoquée par l’habitude, due au besoin naturel du gibier de tenter le chasseur, de retrouver son mode de vie premier quelques heurs par semaines. Lors de ces ballades dans son ancien monde, le gibier peut avoir deux sorte de réaction, soit le fait d’être chassé lui suffit et en gibier avertie, elle joue avec le chasseur devenant l’animal mythique insaisissable. Soit le besoin d’être capturé se fait sentir, et commence alors un manège charmant, entre Marivaux  et Shakespeare, entre mensonge et passion.
Il ne faut jamais blâmer le gibier qui aime être chassé, car comme le chasseur chasse pour le plaisir de conquérir et d’être aimé, la proie se laisse prendre pour éprouver sa fraîcheur et se persuadée qu’elle peut encore être convoitée.

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22 mai 2006

Où consommer le gibier

Il n’y a pas d’impératif dans les lieux de consommation d’une proie, juste quelques précautions et du bon sens. Le lieu dépend du mode de cuisson souhaité, et donc souvent de la proie, de l ‘ambiance et de la situation.
Les précautions à prendre sont simples et presque toujours instinctives, l’absence de risque physique, bord de falaise, bande d’arrêt d’urgence et un minimum d’hygiène, éviter les décharges, les dessus de bidon de produit chimiques qui peuvent entraîner des maladies très invalidantes plusieurs années après les faits.
Pour ce qui est du bon sens, il est utile de rappeler que si le risque d’être surpris peut constituer un facteur de cuisson, le fait d’être pris sur le fait peut entraîner une peine de prison, ce qui n’est pas le but d’un repas réussi. Le risque calculé est donc le meilleur allié, et le type de consommation devra s’adapter au lieu de cuisson, il sera par exemple incongru de cuisiner une marinade dans l’ascenseur d’un immeuble de trois étages.

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15 mai 2006

De l'intérêt de combiner la sécurité au plaisir

La sécurité peut paraître à priori une contrainte, mais tout l’intérêt est d’en faire un élément de cuisson à part entière. Pour cela les fabricants de préservatifs redoublent d’inventivité et d’humour. Il est fini le temps où l’on achetait juste un bout de latex utilitaire, il faut maintenant compter avec les goûts, les textures, les couleurs et les aditifs chimiques.
Où trouver des préservatifs de sécurité originaux ? Chez votre pharmacien, un sexe-shop ou sur inter-net, en vérifiant bien que se sont des « capotes de protection » et non des « toys ». Ensuite, il ne reste plus qu’a tester les textures à point, à rayures pour intensifier, les différentes épaisseurs, les couleurs pour jouer, les goûts pour lécher, les agents retardant, réchauffant, refroidissant pour expérimenter.
Il n’y a pas deux solutions, pour savoir ce qui plait dans ce domaine :l ‘essayage en situation réelles est la seul méthode vraiment efficace. Mais attention, le côté ludique ne doit pas faire oublier les conditions à respecter pour une efficacité optimale. Il va sans dire que quelques instructions câlines sur la pose ou mise en place par le chasseur peuvent très bien constituer une partie de la cuisson si l’on fait preuve d’un peu d’imagination et de doigté.
Le jeu ultime ? Faire un assortiment et laisser la proie choisir en aveugle, saurez vous reconnaître, rien qu’aux sensations qu’il procure la protection utilisé ?

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08 mai 2006

De l'utilité de respecter le gibier

Le respect du gibier est primordial, car il conditionne ses mouvements et ses réactions lors des attaques du prochain chasseur. En effet une proie qui aura été maltraitée ou humiliée sera par la suite méfiante et insaisissable. Il va donc de la solidarité entre les chasseurs et de la loi du sport de manier le gibier délicatesse et sollicitude. De plus un gibier que l’on respect et soigne, est bien plus docile et doux, il demande donc moins de travail pour la cuisine et la conservation. Il va sans dire qu’un gibier non respecter devient vite aigre et impropre à la consommation. Attention, une proie malmenée n’en dépérira pas obligatoirement, elle empoisonnera juste le chasseur, détruisant physiquement et nerveusement l'imprudent.
Il faut aussi rappeler que la législation protège le gibier. Un grand texte intitulé « La déclaration des droits de l’homme » interdit certaines techniques de chasse comme l’explosif et le mariage forcée. Un grand nombre de textes définissent dans leur ensemble les droit et les devoirs du chasseur. Nul n’étant sensé ignorer la loi il sera bon de se fier à son instinct et au regard de la proie pour évaluer si l’attaque est légale, si la proie semble affolée ou choquée, il est conseiller de changer de gibier. Si la technique de chasse panique l’ensemble du troupeau, il sera plus simple de changer de méthode.

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01 mai 2006

Cuisiner et conserver le gibier - Le fait maison

Il nous reste a voir le mode de conservation dit traditionnel pour le gibier, le Fait maison. Pour réussir se mode de cuisson, il faut tout d’abord trouver un gibier qui désir s’installer chez le chasseur. Mais il y a un risque, le gibier parasite, qui s’incruste chez le prédateur et le tue à petit feu, financièrement ou nerveusement, voir les deux.

Un e fois le danger du parasite éloigné, à quoi reconnaît on un gibier cusinable « fait maison » ? Tout d’abord, il généralement est libre de tout engagement vis à vis d’un autre chasseur, car un gibier est rarement apte à être cuisiné deux fois de cette façon dans un même temps. Deuxièmement, il n’est pas chasseur lui même afin de ne pas devenir la proie d’un chasseur habituer des cantines et qui chercherait un gîte agréable.
Rares sont les chasseurs qui réussissent une bonne cuisson fait maison, et les incités gardent jalousement leur secret, à moins que cette victoire ne soit le fruit du hasard et que ce mystère cache une incapacité à expliquer la méthode de cuisson et de conservation. Quoi qu’il en soit, n’étant pas de ceux qui ont réussi ce miracle, je vous laisse à cette quête, si elle vous tente, espérant qu’un jour la recette d’un bon fait maison vous sera dévoiler.

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24 avril 2006

Cuisiner et conserver le gibier : La cantine

La cantine, c’est un peu comme la maison, mais la cuisine est plus folle, et surtout, on y va lorsqu’on le désire. C’est une prestation équilibrée à la carte.
La cuisson est délicate, marinée et saisie, équilibre par excellence, afin de développer tous les arômes cachés du gibier urbain. La durée de la marinade dépendra de la résistance du gibier, et de votre capacité à distiller des arômes sans goûter à la sauce.  Une fois chauffé à blanc, il ne vous restera plus qu’à trouver un lieu de cuisson pour saisir le gibier et le consommer, sur place, encore brûlant.
Mais le plus complexe est la conservation, par ce que si vous voulez une proie qui vous laisse libre, il faudra accepter de la remettre en liberté après chaque dégustation. C’est ainsi, la proie cantine est souvent le gibier de plusieurs chasseurs : officielles, maîtresses, amies. Mais soyons réaliste, les chasseurs adeptes de la cantine sont souvent « multi-proie » , alors ce n’est qu’un retour de bon procédé.
Pour une meilleur conservation d’un gibier de cantine, il faudra apprendre à manier les épices afin d’agrémenter les marinades et les passages au grille, mais nous y reviendrons. Revenons pour l’instant sur la gestion des cantines multiples. Cela demande un bon sens de l’organisation, un agenda tenu à jour pour les éventuelles ruptures de protection et une connaissance pointue des différentes proies. Une chasse multiple doit se pratiquer dans des milieux différents, ne se fréquentant pas de préférence, et ce pour éviter les contacts qui pourraient faire tourner la viande et les combats de mâles marinés.

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17 avril 2006

Cuisiner et conserver un gibier : Le « drive »

Chasser c’est bien, mais encore faut-il avoir une idée de ce que l’on veut faire de l’homme qui est maintenant couché à ses pieds. Il faut se décider vite, et souvent l’option prise est irrémédiable, on ne poêle pas une viande qui a commencé à mijoter. Il y a plusieurs possibilités, mais il est une règle à la quelle il ne faut pas déroger si l’on veut éviter les retours de bâton, avertire la proie de la sauce à la quelle on veut la manger. On discerne trois grand type de consommation pour le gibier urbain : le « drive », la « cantine » et le « fait maison ».
Comme son nom l’indique, le « drive » se consomme en passant, sans vraiment de préparation, et sans soucis de conservation. Ce mode de consommation reste néanmoins le plus risqué, on trouve souvent des O.G.M. et des produits toxiques dans la viande, n’ayant pas le temps de les détecter, gare à l’intoxication alimentaire. La composition du gibier n’étant jamais indiquée sur le contenant, il est conseiller de bien se protéger lors de se type de consommation. Le chasseur sportif urbain doit toujours avoir sur lui des préservatifs, et en imposer l’utilisation, protection impérative pour la consommation rapide.
On pourra éventuellement repasser par un drive connu, mais sans en abuser, car si la proie ne change pas et qu’on la retrouve au bord du même type de marais, il y a beaucoup de chance qu’elle ai été contaminée par un parasite, surtout si les protections ont été prisent à l’initiative du chasseur.

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10 avril 2006

Y a -t-il des intouchables ?

Des hommes qu’il faut s’interdire, non pas par respect de la morale, qui est mouvante et donc sur la quel on ne peut pas compter, mais par respect de soi, et de l’humanité.
L’idée première voudrait que le non-célibat soit un critère de rejet absolu. Oui, mais dans quel mesure un homme déjà attaché ne peut il être emprunter s’il le désire ? Sans parler de faute ou de responsabilité, n’est il pas envisageable que l’adultère cimente et entretienne certains couples ? Dans un cas extrême,  ne peut on pas dire que voire qu’ailleurs l’herbe n’est pas plus verte, ne permet d’apprécier son propre fourrage ? Vous pouvez dire que cela n’est qu’une façon de donner bonne conscience aux hommes et aux femmes de petite vertu, mais en réalité, il est certain que bien des mariages ne durent que grâce à des expériences annexes désolantes.
La seconde idée préconçue est celle de la caste, peut on chasser plus haut ou plus bas que soi ? l’avis général est pour la chasse dans les milieux supérieurs, et ce par respect de l’accès de tout à chacun à la caste supérieur par alliance si l’occasion se présente. Pour ce qui est de la chasse des castes inférieurs, il est de notoriété publique que cela est excitant, mais il est paraît-il préférable de le cacher. Pourquoi ? Sûrement pour ne pas choquer . Mais ceci est contestable, quel est l’intérêt de chasser si l’on ne peut exposer les trophées ? De plus, si l’un chasse au dessus, la proie chasse forcement en dessous, et là est le véritable problème. Dans les relations humaines, toute proie est un chasseur potentiel.
Le dernier critère, souvent le plus problématique, peut-on chasser hors de son ethnie ? Il est certes de plus en plus difficile de définir ce mot dans la société actuel. Nous dirons que ce sont des personnes qui ont les mêmes modes vestimentaires, le même mode d’expression et les mêmes traditions. Dans ce cas, cela rétrécie fortement le terrain de chasse. La France étant par définition une terre d’échange pluriculturelle, n’est ce pas servire la patrie que de chasser hors de son ethnie ? Il est de plus agréable de voyager au grès des proies, se laissant guidée par elles en des terres inconnues. La découverte du monde au travers des yeux d’un homme chauffé à point est un régale.
Un chasseur sans curiosité n’est qu’un éleveur, abattant son bétail lorsqu’il est à maturité.

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03 avril 2006

Un chasseur bien équipé

Si la chasse en milieu urbain ne demande pas beaucoup d’investissement, elle demande tout de même un équipement de base tant matériel que psychologique.
Pour ce qui est de l’équipement « matériel » tout d’abord, il est conseillé une tenue dans laquelle on se sente bien, et que l’on assume parfaitement. Quel que soit le style, si vous ne vous sentez à l’aise dans celle-ci, cela se sentira et fera fuir le gibier. Ensuite de bonnes chaussures,  ou assez de dérision pour être toujours à votre aise si vous terminez la chasse pieds nus. Des dessous sortables, mais invisibles lorsque vous êtes habillée, mais nous y reviendrons ultérieurement. Et enfin un sac avec les outils indispensables du chasseur, papier et stylo afin de conserver des notes sur le gibier, mode d’approche, lieu du terrier, appeau le plus indiqué… et préservatifs par ce que parfois on a envie d’un ragoût mijoté et on doit se contenter d’un fast-food.
Pour ce qui est de l’esprit, cette chasse vous demandera une bonne dose d’humour, indispensable pour l’approche, car un gibier confiant est un gibier à moitié attrapé. Il est conseillé de se munir d’une bonne dose de calme, pour toutes les fois où le ramage ne vaut pas le plumage. Quant à la force de caractère et la volonté, ce sont de très bon alliés, même si  l’autodérision et la capacité à encaisser les échecs sont de réels atouts. Il reste enfin l’arme la plus efficace, qui vous sauvera de toute les situations, être soi, à cent pour cent, et ne jamais se retrancher derrière des lieux communs, car il est une chose indiscutable, plus il y a de chasseurs, et plus les tactiques originales sont efficaces.

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