08 juin 2006
Accouchement
On fait aujourd’hui de grand débat sur la manière de mettre un enfant au monde, des méthodes, des préparations et un entraînement obligatoire. Le résultat ? des futures mères qui n’écoute plus leur corps, qui essai d’intellectualiser la venu de leur enfant, qui passe leur accouchement à essayer de se remémorer les conseils de la sage femme, et des questions absurdes « à quoi reconnais on le travail réel de l’accouchement d’une contraction isolée », « que dois-je faire et quant »… Question sans réponse car on le sait, par instinct. Et a l’arrivé, des accouchements laborieux, douloureux, avec un stress énorme, pour la maman et le bébé, car la tête combat le corps. Quant est ce que nous aurons le courage de voir les choses en face, comme tous les mammifère, les femmes savent accoucher, à l’instinct, et c’est la seul chose qu’il faudrait leur apprendre, dompter son animalité, avoir confiance en elle, en tant que maillon indispensable a la survie de l’Homo Sapiens.
A vouloir s’éloigner de la nature, à se sentire supérieur, l’homme perd ses capacités de survie, les enfouies. Il n’est pas d’animal aussi empoté que l’humain quant il s’agit de reproduire une action de survie de l’espèce, pratiquée depuis des millénaires.
25 mai 2006
Savoir
Qu’apporte le savoir ? Souvent plus de question que de réponses, dans ces conditions, on peut se demander l’intérêt d’apprendre. Le savoir ne doit pas être une fin en soi, mais un outil pour raisonner de la façon la plus juste possible, pour savoir se faire une opinion de l’interface dans la quel on évolue, et donc agire en conséquence. Connaître permet d’évaluer en partie les risques et les conséquences d’un acte, en fonction de l’environnement dans le quel il est commis. Les types de milieu étant multiples, et les actions possibles nombreuses, plus on a appris de combinaisons et plus le nombre d’action en connaissance de cause est important, l’apprentissage est donc un facteur de liberté et par conséquence de pouvoir.
L’être ayant étudié une culture ou une religion pourra mieux communiquer avec une personne qui en est issu ou la pratique, car il sera conscient ses tabous, de ses rituels et de sa vision du monde. Le dialogue sera alors simplifié et l’instruit en position de force. Il ne faut par pour autant profiter de cette puissance, la connaissance implique aussi des responsabilités, celui qui a appris doit partager son savoir et plus encore ses expériences. Ce lègue doit se faire à bon escient et dans un mouvement de respect de la personnalité et des croyance de l’élève.
Il ne faudra jamais oublier que la connaissance est relative, car acquise dans une interface précise, et peut s’avérer inexact dans un autre contexte, l’instruit devient alors impuissant et devra subire les puissants de la réalité présente.
11 mai 2006
Adulte ?
Notre société n’ayant plus de rite initiatique, il se pose une question : quant devient-on adulte ?
Le dernier rite, réservé aux homme (car si les femmes restent enfants, il reste une chance que le future s’élève dans la paix ? ), le service militaire est tombé. Le mariage se perd, le niveau d’étude ne conditionne pas l’état de responsabilité dans la vie courante, que reste il ? Peut être le fait de s’installer dans son propre appartement. Mais quant on voit comment certains parents restent présents dans le quotidien de leurs enfants soit disant émancipé, on peut se demander si on peut vraiment les considérer comme des adultes.
Cela soulève un doute, le fait que notre société prenne de moins en moins de responsabilité, soit de plus en plus égoïste, ne vient-il pas du fait qu’elle ne comporte presque plus d’adulte, que la majorité des citoyens restent au stade de l’adolescence, volontairement ou non, faute de moyens de sauter réellement le pas de l’enfance à l’âge adulte.
20 avril 2006
Résistants ou terroristes ?
Je suis fille de résistant, mais il faut être réaliste, ce n’est qu’un aléas de l’histoire que je sois fille de héros, j’aurais pu être fille de terroriste. Il est bien connu que c’est le vainqueur qui détermine qui combat pour le bien. Je me pose la question du mot résistant, du mot terrorisme.
Je suis très fière de mon père, de ceux qui ont pris les armes contre l’occupant, je ne suis contre la violence comme mode d’expression, mais alors je réalise qu’actuellement, certain ont pris les armes avec la même foi et pour les mêmes raisons que l’avait fait mon père et ses compagnons.
Je ne parle pas de ceux qui exportent la terreur, quoique je ne sois pas sûre que la résistance française ne se serait pas exporter dans tous les pays de l’alliance, si elle en avait eu les moyens, je parle de ceux qui pensent défendre leur territoire contre un envahisseur. Vous me direz : « c’était la guerre » ce au quel je répondrais que non, officiellement, pour la France, ce ne l’était plus, une armistice avait été signé.
En fait, je cherche juste à savoir pourquoi nous haïssons sans chercher à comprendre, sans essayer de voir ce qui a poussé certains hommes à se rebeller, comme l’avaient fait nos pères et grands-pères. Pourquoi les hommes ont-ils si peu de mémoire et tant d’égoïsme, car il s’agit de cela, dans les cas de terrorisme actuels nous ne sommes pas toujours les gentils.
Prenons un exemple, comment réagirons-nous, si l’on installait un pays sur nos terres, annexion de la région PACA pour y installer pour y installer un peuple apatride, ceux qui prendraient les armes seraient-ils terroristes ou résistant ?
Peut être que demain, les terroristes deviendront-ils des résistants, et vice-versa, mais cela, nul ne peut le savoir, car les nouveaux vainqueurs écrivent une nouvelle histoire.
30 mars 2006
Philosophie
On dit que la philosophie se perd, on s’en désole, mais n’est-il pas normal, dans une société où il est déconseillé de réfléchir, que la philosophie fasse peur ?
On a enseigné à plusieurs générations que la réflexion et la pensée appartenaient à quelques têtes de l’antiquité, que les rares personnes à avoir percé leurs secrets au fil des siècles pouvait être canonisées au nom de l’esprit limpide.
Comment peut-on, au lycée, avoir la force de lutter contre les noms qui ont traversé les temps pour venir se poser au sein des dictionnaires et des traités ?
Peut-être que la première chose à revoir, pour que le « peuple» soit charmé par la philosophie, est la définition actuelle de la philosophie. Au lieu de la présenter comme une pensée exacte, venue du fond des siècles, ne serait-il pas plus encourageant de revenir au principe de base : une discussion sur ce qui nous entoure, une réflexion, un échange, où chacun à sa place et où tous les protagonistes sont égaux.
Aujourd’hui, les amis de la sagesse sont devenus une caste de sage, étanches aux pensées extérieures.
La philosophie n’attire plus, elle s’est enfermée dans un carcan avec le quel elle se bat. Elle se veut populaire, mais se replie dès qu’un quidam à le culot de vouloir passer la porte du sanctuaire. La pensée est devenue la chasse gardée de quelques cultureux prétentieux renforçant une société où les brebis sont mieux venues que les libres penseurs.
23 mars 2006
Le corps entrave à la liberté ?
Si l'on admet que le corps peut freiner l'esprit et que l'esprit peut, parfois, freiner le corps, le problème du corps, frein de la liberté, devient plus complexe. Est-ce la liberté qui freine le corps ou le corps qui freine la liberté ? La liberté d'esprit, s'accommode aisément d'un fauteuil roulant, tout comme la liberté de mouvement peut se passer d'esprit. Il est souvent étrange de voir comme la société crèe l'unicité, la liberté, grand mot, fourre-tout, qui à force de tout dire ne dit plus rien. Il n'est pas une liberté, mais des libertés, propres à chaque homme. De façon purement théorique, pourtant, toute contrainte est un obstacle à la liberté. Le corps devient donc un obstacle, car il a ses faiblesses, ses limites. Il est obstacle, tout comme le sont les lois, les sentiments, les autres êtres, de façon générale. De ce point de vue, tout ce qui existe, est un obstacle à la liberté, du besoin de se nourrir à la gravité terrestre. Si l'on restreint la recherche à la liberté d'esprit, le corps devient un élément secondaire. Il est cependant sûrement plus aisé de se faire une opinion des choses, de vivre par soi-même lorsque l'on est maître de son corps. Mais pourtant, si l'on sait que les aveugles "voient" les choses à leur manière, ne se peut-il pas que les êtres privés de corps se crèent leur liberté ? N'est-il pas envisageable, que l'absence de liberté crèe le moyen de libération, et donc la liberté en tant que force et que sentiment. Si le besoin vient de la frustration, il est probable que léhomme, en cas de toute-puissance, de nulle contrainte, ne saurait même pas ce qu'est la liberté. Le corps tout comme les règles, les lois, sont des instruments de liberté, car la seule pensée de vouloir leurs échapper, est déjà un mouvement de liberté.
16 mars 2006
Découragement
Le découragement est une faiblesse de l'âme et de la volonté. C'est une faille humaine qui permet le doute, et qui fait donc obstacle au fanatisme et à l'obscurantisme.
Il est donc important de prendre parfois le temps de se décourager pour mieux rebondir ,pour mieux repartir. Le courage, si souvent mis en avant, n'est rien s'il est aveugle, s'il ne laisse pas de place à la réflexion et à la remise en question. A quoi sert-il de toujours repartir au combat si l'on ne prend pas le temps de réfléchir sur ses erreurs, d'élaborer de nouvelles stratégies ?
Chaque qualité a ses faiblesses et il est bon, parfois, de passer par elles pour prendre du recul, travailler sur soi. De même que la réflexion pure est inefficace, l'action seule n'est pas constructive.
Si parfois le doute vous assaille, dites-vous que c'est une des plus grandes qualités de la race humaine, qu'elle lui a permis d'évoluer et de partir à la conquête du monde et de ne pas sombrer totalement dans l'extrémisme. Dites vous que si l'humanité se sort du chaos où elle s'enfonce, c'est parce que des hommes doutent et se découragent. Dans ces moments-là, ils se laissent aller à des rêves fous et projets «pour que le monde soit meilleur». Parfois, ses rêves se réalisent, parce qu'après le découragement, renaissent la volonté et la force de concrétiser ce que le doute a fait naître. C'est de la peur, de la colère et de la répulsion de ce qui est, que naît la volonté d'aller plus loin.
